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lundi 30 juin 2008

Taroudant, histoire de la ville

Bien que connu Taroudant depuis le Haut Moyen Age, Taroudant ne va acquérir tout son importance qu’avec les dynasties almoravides et almohades qui vont en faire une base militaire pour le contrôl de la région du Sous, assurant par la même le commerce caravanier en provenance du sahara.
Taroudant doit surtout son éclat et son développement à la dynastie saadienne. Et c’est le souverain Mohamed al cheikh qui procéda à la rénovation de la capitale déchue et fit ériger la grande mosquée, la medersa et la Kasbah sultanienne et entrepris construction de l’enceinte. Suite à ces travaux la ville prit le nom de son rénovateur "al-Mohammadia".
Le rôle commercial de Taroudant fut à cette époque très important puisqu’elle constituait une étape incontournable dans le commerce qui
reliait le Maroc au Soudan. C'est par le Sous que passaient les produits sahariens acheminés vers Agadir et ensuite vers l'Europe.
Sur le plan militaire, la ville constitua pour les Saadiens un quartier général pour la lutte contre la présence portugaise sur le littoral atlantique marocain.
La prospérité de Taroudant se maintiendra tout au long du XVI ème siècle. Après les Saadiens et en l’absence d’une autorité centrale puissante, la ville allait se soustraire au pouvoir mais finira par passer sous l'égide du sultan alaouite Moulay Rachid en 1669-1670., puis celui du sultan Moulay Ismaïl en 1687.

jeudi 12 juin 2008

Taroudant, la Médina


Les remparts de 7,5 km sont jalonnés de 130 tours, 19 bastions d'angle et percés de cinq portes.
Les 5 portes : Bab al-Kasbah, Bab Zorgan, Bab Targhount, Bab Oulad Bounouna et Bab El khemis, sont coudées et attestent de leur caractère défensif.
La plus importante par ses dimensions et par sa situation est la porte dite de "la Kasbah" ; elle se situe sur le flanc oriental à quelques dizaine de mètres de la Kasbah. C’est une porte bastionnée, flanquée par deux tours massives qui font saillies sur l'enceinte. Du côté sud, la ville est desservie par la porte dite "Bab Zorgane". Cette porte
ainsi que celles dites "Bab el Khemis" et "Bab Oulad Bounouna" sont toutes coudées et possèdent un vestibule à ciel ouvert. Bab Zorgane et Bab Sensla sont dominées par des tours bastionnées et par un chemin de ronde. De dimensions plus réduites que les précédentes,"Bab Targhount" a par contre un vestibule couvert .
La Kasbah occupe la partie nord-est de Taroudant. Elle est équipée de tours carrées de dimensions plus réduites que celles de la grande muraille.

mardi 13 mai 2008

Marrakech, la Koubba Almoravide


Où dormir à Marrakech ?

La Koubba Almoravide est l'unique témoin architectural de l’époque Almoravide...
Situé au cœur de la médina de Marrakech à coté de la mosquée Ben Youssef, La Koubba était jusqu’en 1948 ensevelit, et c’est à la suite de fouilles archéologiques qu’elle a été découverte.
La Koubba Almoravide qui dépendait d’une mosquée proche était destiné aux ablutions. Ce monument se présente sous forme d’une somptueuse coupole édifiée au dessus d’un bassin rectangulaire que ceinturent les vestiges de petites cellules qui faisaient office de latrines.

lundi 14 avril 2008

Tiznit, histoire de la ville


La fondation de Tiznit remonte à 1882 après l’expédition militaire du sultan Hassan I dans la région du Sous.
Le besoin de créer Tiznit fut dicté par la volonté de planter un poste militaire afin de contrôler l’arrière pays, et de parer à toute pénétration européenne depuis l’atlantique.
Comme tous les grands ouvrages défensifs du Maroc, l’enceinte de Tiznit fut élevée selon le modèle des fortifications des villes marocaines.
L’intérieur de la ville offre l’aspect d’un tissu traditionnel répartie selon des quartiers. Les maisons sont aussi de type traditionnel et rappellent, pour certaines
demeures, les grands riads de Marrakech. Parmi les monuments qui caractérisent la ville de Tiznit on trouve le palais du Khalifa (Qasr el khalifi) qui abritait le représentant du Sultan, la place du Méchoir et la grande mosquée.

lundi 31 mars 2008

Chefchaouen ou Chaouen


A Chefchaouen, nul monument extraordinaire. Cette ville est depuis l'arrivée massive des arabes et des juifs chassés d’Espagne en 1492, une ville simple et très agréable à visiter.
La ville de Chefchaouen tire son nom du mot berbère «CHEFCHAOUEN» qui signifie «Cornes» en raison des sommets montagneux qui dominent la cité. Elle a été édifiée en l'an 876 de l'hégire (1471) par Moulay Ali Ben Rachid.
Une fois sur place, laisser vous bercer par le charme envoûtant de cette petite ville bleu. Prenez la direction de la grande mosquée, une construction octogonale place Uta El Hamman,
Commencez par boire un bon thé à la menthe à une terrasse de café, observez ce va et vient nonchalant. Tout à Chefchaouen est fait de douceur et de simplicité.
A partir de cette place, oubliez tout et laissez vous guider par le long cheminement des couleurs, les ruelles sont pavées de galets polis par les babouches, les facades des maisons sont de couleurs blanches, azurs, mauves, les portes et volets sont peints en bleus, ces couleurs éblouissantes étaient censée éloigner les insectes. Des patios fleuris témoignent d'une occupation espagnole.
Avec ses maisons en tuiles ocre, ses grilles de fer forgées, la lumière, qui se reflète sur les facades vous compose à chaque minute un tableau de Delacroix.